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Qu'est-ce qui a donc piqué le Gouvernement, pour penser que les Congolais vont avaler sa farce de punir les fonctionnaires qui fuient le travail, en citant leurs noms en conseil des ministres?
Alors qu'on attend de lui de lutter contre la corruption dans les hautes sphères de l'État, il veut nous convaincre avec la lutte contre l'absentéisme au travail. Quel enfantillage!


En août 2009, le Président Sassou inaugurait son second septennat à la tête du pays, par la lutte contre la corruption dans les hautes sphères de l'État, en ces termes: «Je ne surprends personne en affirmant qu'en dépit de nos efforts multiformes, notre pays n'est pas encore, hélas, exempt de corruption, de concussion, de fraude, de détournement de deniers publics et d'autres actes tout autant répréhensibles que néfastes à l'accomplissement du bonheur collectif.


Ici, ce sont les gouvernants qui sont interpellés. Qu'il soit clair pour tous que le peuple ne veut pas et ne doit pas être conduit sur le «Chemin d'avenir» par des dirigeants sans scrupule ni vertu. De même que le peuple ne veut plus et ne doit plus être mené par des hommes qui ne donnent pas le meilleur d'eux-mêmes pour le servir.


Parmi les premières attentes de notre peuple, il y a l'espoir que s'arrête rapidement la dérive morale qui est en train de gangrener notre société. Je veillerai donc avec davantage de rigueur à ce que les personnes que je nomme aux différentes fonctions d'État soient exemplaires et de bonne éthique, capables de faire respecter, au nom de l'autorité impartiale de l'État qu'elles incarnent, les lois et les règlements de notre pays. Tout manquement, toute faiblesse m'amènera à en tirer les conséquences. Telles sont aussi les exigences du «Chemin d'avenir».


Malheureusement, le Président n'a pas rigoureusement veillé sur les personnes qu'il a nommées dans les hautes sphères de l'État. Entre 2009 et 2016, certaines de ces personnalités se sont enrichies par la pratique de surfacturation et de double facturation des marchés publics. D'autres ont carrément fait main basse sur les budgets des structures qui étaient sous leur tutelle. D'autres encore ont eu des marchés publics et n'ont jamais réalisé les travaux pourtant payés.


Jamais leurs noms n'ont été cités en conseil des ministres. C'est seulement dans les pays étrangers où elles ont acquis des patrimoines immobiliers impressionnants et où ils ont planqué l'argent dilapidé au Congo que leurs noms apparaissent.
Conséquence: le Gouvernement n'a jamais réussi à donner un contenu convainquant à la lutte contre corruption dans les hautes sphères de l'État. Pourtant, des enquêtes ont été lancées. Mais, les Congolais ont le sentiment que les grands délinquants à col blanc qui siphonnent les finances publiques jouissent, de par leurs positions, d'immunité de fait qui les rendent intouchables et les encouragent dans des comportements répréhensibles.


A la place, le Gouvernement veut faire croire aux Congolais aujourd'hui que ce sont les fonctionnaires qui désertent leurs postes de travail qui constituent une grande menace à la relance économique du pays. Lutter contre l'absentéisme au travail est tout à fait normal. Le Ministre Jean-Jacques Bouya peut même partager son expérience de jetons de présence à ses collègues, pour lutter efficacement contre l'absentéisme au travail.


A l'heure de l'informatique et de la biométrie, la question ne se pose même plus. Il suffit d'investir pour installer ce mécanisme dans chaque département ministériel.
Mais, avec la crise économique qui sévit dans le pays, en faire une affaire traitée en conseil des ministres étonne. Il est vrai que le ridicule ne tue pas. Autrement, le Gouvernement aurait mieux fait de dire au peuple ce qu'il envisage pour mettre un terme aux grèves qui paralysent l'Université Marien Ngouabi, le CNTS (Centre national de transfusion sanguine), etc, afin de soulager les Congolais, au lieu de les passer sous silence.


On ne le dira jamais assez qu'un Gouvernement, c'est fait pour régler les problèmes du peuple. Mais, lorsque le peuple commence à s'interroger sur l'efficacité de l'action de son Gouvernement, on finit par comprendre que le problème, c'est le Gouvernement. Car, c'est dans les hautes sphères de l'État qu'il faut arrêter la dérive morale qui empoisonne la société congolaise. Remettre les fonctionnaires au travail ne demande pas grand chose, dès lors que les conditions sont créées. La crise économique dont le pays a du mal à se relever est de beaucoup dans ce phénomène d'absentéisme au travail. Tout le monde le sait.

Image d'illustration -

Afrique

Cynisme, mépris, indifférence, ignorance ou fuite en avant? En tout cas, dans son message sur la journée mondiale des enseignants célébrée le 5 octobre 2018, Bruno Jean-Richard Itoua, Ministre de l'enseignement supérieur, n'a pas osé évoquer la grève des enseignants aussi bien au niveau de l'enseignement supérieur où l'Université Marien Ngouabi demeure paralysée par ce mouvement social qu'au niveau de l'enseignement primaire et secondaire où la grève de 21 jours des enseignants perturbe sérieusement les cours. La cause de ces grèves est principalement le paiement d'arriérés de salaires.


Le Ministre Bruno Jean-Richard Itoua a préféré parler des conditions de travail des enseignants et des apprenants que le Gouvernement améliore à travers ses politiques de construction des infrastructures de base. Pour lui, la préoccupation du Gouvernement porte aujourd'hui sur le déficit en enseignants et la qualité de leur formation.


Au Congo-Brazzaville, la journée mondiale des enseignants, qui marque, cette année, le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), est tombée dans un contexte de grève des enseignants. Autant dire que la condition de l'enseignant dans le secteur public au Congo est déplorable et profondément préoccupante.


Depuis les années 90, la fonction s'est dégradée. D'où les grèves à répétition pour réclamer l'intégration dans la Fonction publique et le paiement d'arriérés de salaires. Ces questions sont devenues récurrentes. Le pays a connu une décennie de boom pétrolier. Et pourtant, la gestion des ressources humaines dans le secteur de l'enseignement pose toujours problème, en raison de l'insuffisance des budgets.
C'est un problème politique. Les dirigeants congolais ont toujours consacré des budgets misérables à l'enseignement. Ajouter à cela les détournements de fonds, vous pouvez comprendre la détresse des enseignants.


Pourtant, l’éducation s'inscrit parmi les droits fondamentaux de l'homme. Le droit à un enseignement gratuit et obligatoire et à un accès équitable et inclusif à l’éducation pour tous les enfants fait obligation aux États à consacrer des budgets importants au secteur de l'Éducation.


Au Congo-Brazzaville, on finance volontiers les grands travaux où la corruption s'est développée au point de mettre à mal les finances publiques. Le Ministre Itoua s'est arrangé à éviter de parler des grèves qui affectent le secteur de l'Éducation au Congo. Cette attitude qui traduit une fuite en avant ne peut pas permettre à notre pays de se tirer d'affaires, avec la situation critique qu'il traverse. Un Gouvernement, c'est fait pour régler les problèmes du peuple. Gouverner, c'est prévoir, dit-on aussi. Que prévoit-on pour en finir avec ces grèves?


Vraiment, lorsque qu'un Gouvernement se met à éviter les problèmes du peuple, c'est que probablement le pire est encore devant nous. C'est dommage!

Ecoliers congolais en classe. - Image d'illustration - DR

Afrique

Le Congo-Brazzaville a connu une période de boom pétrolier entre 2004 et 2014. Pendant cette décennie, les budgets annuels de l'État étaient excédentaires. Parmi les décisions à caractère économique prise durant cette période, on peut retenir la municipalisation accélérée des départements, l'ouverture d'un compte à la banque centrale pour les générations futures et la politique de construction de grandes infrastructures de base à travers le pays.


Année après année entre 2004 et 2016, les programmes départementaux de municipalisation accélérée ont transformé l'arrière-pays. Les chefs-lieux de département ont particulièrement connu une certaine urbanisation, avec l'éclairage public, des voiries goudronnées, etc, comme jamais cela n'avait été le cas depuis l'indépendance du pays.


Le programme de construction de grandes infrastructures de base a permis de désenclaver l'arrière-pays. La route Brazzaville/Pointe-Noire, les lignes électriques THT entre Pointe-Noire/Brazzaville et Ouesso, les deux barrages hydroélectriques d'Imboulou et de Liouesso, la Centrale électrique du Congo à Pointe-Noire comptant parmi les fleurons de cette politique de construction des grandes infrastructures de base.


Seulement, ce qui a posé problème, c'est le manque de vigilance dans la gestion publique, pendant cette période rendue faste grâce aux recettes pétrolières garanties par les contrats de partage de production négociés à son époque par le Président Pascal Lissouba.
La gangrène de la corruption s'est facilement installée dans la gestion publique, faisant d'une poignée de hauts fonctionnaires, d'élus, de conseillers, de ministres etc, autour du Président de la République, les nouveaux riches du pays.
Malgré les scandales révélés par les ONGs internationales sur la corruption qui entache la vente du pétrole congolais, le pouvoir n'a rien voulu savoir. L'affaire des biens mal acquis en France a été considérée comme une attaque de nature à nuire aux autorités congolaises.


Chemin faisant, les anti-valeurs étaient devenues comme un sport national auquel se livraient la plupart des autorités publiques à tous les niveaux, au point d'inquiéter le Chef de l'État lui-même. Celui-ci a tiré pour la première fois la sonnette d'alarme dans son discours d'investiture en août 2009, à l'occasion de son second septennat. Aucune mesure concrète de nature à éradiquer les maux décriés ne suivra, malheureusement. Autant dire que la fête a continué, allègrement.


Le Ministère en charge des grands travaux, la SNPC et le Ministère des finances seront visiblement les trois structures qui vont nouer le destin funeste du Congo, lorsque les prix du pétrole se sont effondrés à partir du second semestre de 2014.
C'est un secret de Polichinelle que le Ministère en charge des grands travaux a pratiqué une politique de surfacturation des marchés publics donnant lieu à des rétro-commissions qui ont enrichi sa caste dirigeante. Non seulement la surfacturation a appauvri l'État, mais elle a aggravé son endettement. Tout marché public au-delà d'un milliard de Francs CFA est géré par les grands travaux, structure qui n'a jamais subi un seul audit de ses pratiques et de sa gestion. Ce même esprit d'opacité a entouré l'accord de partenariat stratégique signé avec la Chine. On peut imaginer le reste: le Congo se retrouve avec une dette colossale que ses dirigeants ont dissimulé en partie au FMI, qui a fini par tout découvrir.


La SNPC est la deuxième structure qui a ruiné les ressources financières du pays, à cause de ses pratiques de corruption. Ses dirigeants avaient instauré le système de vendre le brut congolais à bas prix (par rapport aux prix du marché) à des sociétés qui leur appartiennent et celles-ci écoulaient ensuite ce brut aux prix du marché, empochant de gros bénéfices au passage. En réalité, c'est l'argent du Congo planqué dans des paradis fiscaux.


L'autre pratique de la SNPC a consisté à monter de grands projets d'investissement, pour rechercher des emprunts gagés sur le pétrole. Cette pratique est au cœur de la crise que nous subissons, car, malgré la remontée des prix du pétrole, le Congo-Brazzaville est condamné à rembourser d'abord ses dettes gagées sur le pétrole et pour l'instant, la remontée des prix du pétrole n'a pas d'impact dans les recettes de l'État. Malgré l'éviction de son directoire, la SNPC a toujours refusé l'audit de sa gestion passée. Et pourtant, à l'heure de la lutte contre la corruption, il faut bien établir les responsabilités.


Enfin, le Ministère des finances a manqué à son devoir de contrôler les marchés publics, laissant les finances publiques être obérées par la surfacturation pratiquée par les grands travaux. Sa responsabilité est aussi établie dans les dettes gagées sur le pétrole, en les avalisant, et dans l'utilisation, sans autorisation du Parlement, des fonds des générations futures.
Par ailleurs, le Ministère des finances a coopéré étroitement aux marchés publics confiés à la société brésilienne Asperbras-Congo (Zone industrielle de Maloukou, Projet eau pour tous, construction de 12 hôpitaux départementaux, projet de cartographie minière du Congo) qui ont été surfacturés, pour garantir des rétro-commissions aux autorités congolaises.
Voilà qui explique la dette publique congolaise à 117% du PIB. C'est là où le bas blesse dans la crise économique que traverse le Congo, avec des conséquences sociales dramatiques comme la grève dans les structures publiques de santé et dans le monde de l'éducation.


Lundi 1er octobre 2018, les enfants ont renoué avec le chemin de l'école, alors que l'État n'a pas pu assurer le salaire de septembre à ses fonctionnaires qui attendent de le toucher peut-être cette semaine.
La lutte contre la corruption au Congo sera vaine, si jamais les trois structures (Grands travaux, SNPC et Ministère des finances) ne subissent des audits sur leur gestion passée, pour en tirer les leçons qui s'imposent, afin que dans l'avenir, le pays ne soit plus victime de pratiques de gestion corrosives, qui ruinent ses finances.

Alors que l'on craignait que le basketteur Serge Ibaka soit blessé lors de l'effondrement de la barrière de sécurité du gymnase de Makelekele, il a donné des nouvelles sur sa page Facebook.

"Très heureux d’avoir partagé ce moment avec mon public pour la 3ème édition du COWBELL IBAKA GAMES à Brazzaville. Merci à toutes les personnes qui ont participé et contribué. Je regrette l’incident que nous avons connu au gymnase Makélékélé mais grâce à Dieu, plus de peur que de mal. Les enfants sont pris en charge a l’hôpital et hors de danger. Nous restons en contact avec les familles". a t-il écrit.

Voir la vidéo sur l'effondrement de la barrière du gymnase: https://youtu.be/YpfwlJIXZyQ

Elle s'appelle Madeleine Malonga "Mado" jeune judoka française d'origine congolaise et sacrée championne d'Europe de judo depuis ce samedi 28 avril 2018. A 24 ans, Madeleine Malonga a remporté son premier titre de championne d'Europe à Tel-Aviv après avoir battu en finale sa compatriote Audrey Tcheuméo. 

La délégation camerounaise aux Jeux du Commonwealth à Golad Coast le 4 avril 2018, se sont évanouis dans la nature. REUTERS/Jeremy Lee

Sports

Huit sportifs camerounais – six hommes et deux femmes – sont portés disparus en Australie. Ils sont boxeurs ou haltérophiles, partis à Gold Coast pour participer aux Jeux du Commonwealth. Ce mercredi 11 avril 2018, la délégation du Cameroun sur place a annoncé qu'ils étaient introuvables. Probablement des défections.

Sur quarante-deux athlètes engagés, 8 ont disparu en trois vagues successives, comme évanouis dans la nature australienne. « Certains ont même fui en laissant derrière leurs passeports, conservés par leurs coaches », raconte au micro de RFI le chef de mission camerounais à Gold Coast, Victor Agbor Nso, qui fait part de sa « grande surprise que ces athlètes aient quitté leurs chambres au village ».

D’après le communiqué de l’équipe du Cameroun aux Jeux du Commonwealth, il s’agit des boxeurs Fotsala Simplice, Fokou Arsène, Ndzie Tchoyi Christian, Yombo Ulrich et Ndiang Christelle ainsi que des haltérophiles Matam Matam Olivier Heracles, Minkoumba Petit David et Fouodji Arcangeline Sonkbou. Il n’empêche, la police locale a été saisie et elle enquête. Avant l’ouverture des Jeux, le ministre de l’intérieur australien Peter Dutton avait adressé une mise en garde aux athlètes qui seraient tentés de faire défection, insistant sur le respect des « lois très strictes » de l’île-continent en matière d'immigration.

 La fuite des athlètes camerounais dans les médias australiens: https://youtu.be/uMVA-uqhRh8

Mesdames, Messieurs, chers amis et connaissances, À toute la diaspora congolaise d'Europe et d'Amérique, aux filles et fils de la Bouenza, Mort dans l'incendie de son Appartement à Villiers-Le-Bel, M. Auguste ZAKÉTÉ MANSOUNGA reposera bientôt pour l'éternité.

 

Ainsi, la COMMISSION D'ORGANISATION DES OBSÈQUES conduite par M. Casimir BATHIA, M. Pierre VIVIDILA LOUFOUNDOU, Germain MOUNDOUNGA et Jean-Alexis MFOUTOU, appelle toutes les bonnes volontés à manifester leur SOLIDARITÉ envers les Familles et une pensée pieuse pour le défunt.

 

Une soirée d'hommage est donc organisée : Date : samedi 13 octobre 2018. Horaire : De 19h à l'Aube Adresse : La PERLE DIVINE 28 - 30 rue Raymond BROSSE - SALLE 4. 93430 VILLETANEUSE De la gare de St Denis, Tram T8, Direction Villetaneuse, Arrêt Pablo Neruda. Nous allons rendre un dernier hommage à M. Auguste ZAKÉTÉ MANSOUNGA, nous aurons alors besoin de votre accompagnement : un cahier des versements y sera ouvert.

 

Pour ceux qui sont loin de Paris ou qui ne pourront pas se libérer samedi prochain, Merci de nous adresser vos Transferts au nom de M. Casimir BATHIA, ou un chèque ou Mandat Cash à l'adresse de M. BATHIA : 6, Rue de l'Oise - 95310 SAINT-OUEN-L'AUMÔNE. À cette occasion, nous vous fournirons les informations relatives au déroulé des obsèques programmées à Villiers-Le-Bel au terme d'un ACCORD DE VOLONTÉS des familles, issu de la Réunion tenue à Sarcelles, le 29 septembre 2018, de 20h30 à 23h.

 

Bienvenue à VILLETANEUSE, samedi pour honorer la mémoire de M. Auguste ZAKÉTÉ MANSOUNGA ! Pour la Commission d'Organisation des Obsèques, Casimir BATHIA, Tél. : (0033) 06 11 48 79 78

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Lancée en septembre dernier à Oslo, la saison 2018-2019 de Ziana TV s'annonce très prometteuse. Avec une identité bien affirmée "Ziana TV la chaîne au coeur des diasporas" Ziana TV affiche son ambition de proposer au public des contenus transversaux, avec un réel impact sur le quotidien des diasporas.

"C'est dans cet esprit que nous allons lancer dès ce 14 octobre notre nouveau programme "L'Avis Au Quotidien", explique Cyr Makosso le Manager de la chaîne Ziana TV. "C'est un programme conçu pour vous simplifier la vie. Nos experts en droit, santé, éducation, finances, marketing..., répondront une fois par mois aux questions pratiques que vous vous posez", poursuit-il.

Un spécialiste en Droit des étrangers

Me Edgard Kiganga Siroko, avocat au barreau de Clermont-Ferrand est le premier invité de "L'Avis au Quotidien"ce dimanche 14 octobre 2018 dès 15h. Spécialiste en droit des étrangers, Me Kiganga répondra à toutes les questions:  demande d'asile, refus, de visa, de titres de séjour, de nationalité, de regroupement familial et sur les mesures d'éloignement de France.... Aussi, Me  Kiganga Siroko exposera t-il sur les nouveautés de la loi "Asile immigration " du 10 septembre 2018.

Dès maintenant, posez vos questions sur ces problématiques à Me Kiganga Siroko, par Facebook (@zianatv), ou whatsapp (+33620932617). "Grâce à nos outils de diffusion en Live, les internautes auront un lien qui leur permettra de poser directement leurs questions en mode vidéo à notre invité", explique Koumou Gakosso, en charge des questions techniques chez Ziana TV.

Chers sœurs et frères congolaises et congolais, nous sollicitons votre compassion pour un jeune compatriote, vivant à Dakar, qui a développé un kyste au niveau du pancréas.

Il s'appelle MBAKOU MAMPOUYA Louynov John. Il est très engagé dans le sport, habite à Liberté 6 extension et son numéro de téléphone est le 70 326 68 97. Sa situation est critique.

Il a été hospitalisé pendant 3 semaines à l'hôpital de Grand Yoff, mais il en a été littéralement expulsé par faute de moyens.

Actuellement, il nécessite urgemment d'être opéré, car le kyste secrète un liquide qui fait gonfler son ventre, avec des douleurs atroces, et il perd beaucoup de poids. Cette opération coûterait 400.000 FCFA.

Ce S.O.S. est donc lancé à toute personne de bonne volonté qui pourrait l'assister. Votre geste peut sauver une vie.

Pour apporter votre contribution vous pouvez contacter Maman Gisèle au 775471246.

Agissons vite et de manière coordonnée.

Soyez en remerciés d'avance. (Diaspora congolaise au Sénégal)

DSN et le président chinois Xi Jiping - Image DR

Société

Pour faire un pied de nez aux pays occidentaux trop exigeants et conditionnant leur coopération aux avancées sur le chemin de la démocratie pluraliste, du respect des droits de l'homme et de l'Etat de droit, les autorités congolaises étaient toutes joyeuses de se jeter dans les bras de la Chine, pour développer un «partenariat gagnant-gagnant», avec des objectifs concrets et un soutien financier tout garanti comme nulle part ailleurs dans le monde. L'avenir était vu en rose. Les Chinois étant pragmatiques.
Mais, comme dans toute alliance, le moins à faire est de bien connaître le partenaire, pour bien cheminer ensemble et aller loin. 
La Chine n'en finit pas d'apprendre de l'Afrique et partant, de bien connaître le Congo et ses dirigeants. Peut-on dire de même pour le Congo? Assurément pas.


Les dirigeants congolais se sont plutôt laissés aller à l'euphorie des mirages liés aux réalisations qui projettent subitement leur pays dans le modernisme mirobolant, croyant que les Chinois sont des missionnaires altruistes leur faisant tomber du ciel, le développement dont ils rêvaient tant pour leur pays: immeubles modernes jusqu'au fin-fond des forêts, routes goudronnées, barrages hydroélectriques, ponts, viaducs, aérogares... C'est la fête au village! Puisque le peuple voit les réalisations, on peut alors s'en mettre plein les poches. Jusqu'au point où l'on a laissé prospérer les anti-valeurs dont le redoutable phénomène de la corruption, véritable frein à tout développement économique.


Mais, les Chinois sont réalistes: partenariat gagnant-gagnant. Après les réalisations, ils demandent aux Congolais de passer à la caisse. Et oui, il faut payer.Mais, les caisses de l'État congolais sont vides, les prix du baril ont chuté. Le pays est endetté, on ne peut rien faire, il faut restructurer la dette, pour avoir l'aide du FMI. 


Évidemment, les Chinois qui connaissent bien les dirigeants congolais et qui ont acquis une grande expérience dans la lutte contre la corruption, n'acceptent pas cette diversion de mauvais goût. Diplomatiqement, ils sont souriants, mais en face, ils vous crachent les vérités. Si vous êtes des voyous, ils vous le disent.


Les Chinois savent que le Congo est riche, mais que l'argent est dans les poches de ses dirigeants. Et oui, les dirigeants congolais ne savent pas que la Chine du Président Xi Jinping considère la corruption comme une véritable peste qu'il faut éradiquer impitoyablement. La corruption est même punie de la peine capitale. On peut crier aux droits de l'homme, mais c'est dire...
Par contre, les dirigeants congolais considèrent la corruption comme un rhume qui ne nécessite pas qu'on s'emmerde pour l'éradiquer. On fait semblant de donner un petit cacher et on peut faire avec.


C'est toute la différence que les Congolais ne perçoivent pas avec nos amis chinois du partenariat «ngania-ngania». Voici ce que dit un article publié en janvier 2018, par l'agence de presse russe, Spoutnik, sur la lutte contre la corruption en Chine:

«La vaste campagne contre la corruption est devenue la carte de visite de la présidence de Xi Jinping, qui dirige la Chine depuis 2012. Tout a commencé par la lutte contre le luxe traditionnel des bonzes chinois. Sous le signe de l'abandon de la solennité et du formalisme, les hauts fonctionnaires devaient remplir une liste de huit critères et notamment réduire au minimum leurs voyages à l'étranger, réduire leur bureau de conseillers souvent en nombre exagéré et renoncer au blocage des routes pour laisser passer les cortèges.


Depuis le début de la vaste campagne de lutte contre la corruption, plus d'un million de fonctionnaires ont été démis de leurs fonctions, sanctionnés ou emprisonnés pour corruption. Rien qu'en 2017, plus de 159.000 personnes ont été condamnées pour violation de la discipline du parti et corruption, a rapporté récemment l'agence de presse Xinhua...
Le combat contre la corruption n'a pas seulement touché les fonctionnaires de bas niveau mais également les «tigres»: les hauts fonctionnaires du Parti communiste. En outre, les rangs de l'armée n'ont pas été épargnés: en cinq ans, une centaine de généraux chinois ont été traduits en justice.


La détermination avec laquelle Xi Jinping s'est attaqué à l'éradication de ce problème est soutenue par la population: plus de 93% des Chinois sont satisfaits par le travail anticorruption du parti en 2017, a annoncé l'agence Xinhua début janvier».

Au Congo-Brazzaville, on blâme dans les médias d'État ceux qui osent dénoncer publiquement les dirigeants corrompus. Quel paradoxe!


Si Sassou était Xi Jinping, le Congo serait loin sur le chemin du développement. La différence serait seulement que le Congo a aboli la peine de mort, conformément à sa Constitution. Bonne fête de l'indépendance à tous et à toutes!

Nous avons diffusé ce 9 août 2018 une information sur la libération immédiate du président du CADD André Okombi Salissa au sortir de son entretien avec le juge d'instruction. Alertés par les proches de AOS présents à ses côtés au TGI de sa libération immédiate demandée par le magistrat instructeur, nous ne pouvions prévoir le fait que le Parquet représenté par André Oko Ngakala s'opposerait à cette décision.
 
Nous suivions l'arrivée de AOS et son départ du TGI pour la DGST où il retournait remplir les formalités d'usage de sortie. Notre information était donc de bonne foi. Mais, c’était sans compter sur le droit congolais qui, échappe depuis le début de ces affaires politico-judiciaires à toute intelligence et au droit lui même.
 
Au nom de la rédaction de Ziana TV, je vous présente nos excuses pour cette méprise. AOS reste détenu à ce jour en attendant que les autorités politico-judiciaires congolaises entendent raison et appliquent le droit.
 
R. Cyr MAKOSSO

Les secteurs de l'électricité et l'adduction d'eau potable sont de grands pourvoyeurs d'emplois dans une économie nationale. Et pour un pays en développement appelé à développer ces deux secteurs sur toute l'étendue du territoire national, une politique de gestion publique efficace et efficiente ne peut que se traduire par un nombre important de création d'emplois dans ces secteurs. 
Au Congo-Brazzaville, c'est tout le contraire qui se manifeste, en dépit des investissements colossaux que réalise l'État dans ces deux secteurs qui demeurent sous le monopole de fait de deux sociétés publiques comparables, depuis les années 80, à des bras cassés. Et pour cause, non seulement le service fourni est d'une qualité en dessous de la moyenne, mais encore les deux sociétés nationales qui opèrent dans ces deux secteurs sont chroniquement déficitaires. Elles dépendent de l'État pour leurs investissements et parfois même leur fonctionnement. Mal gérées, elles sont beaucoup plus considérées comme des vaches à lait pour les lobbies qui les tiennent sous contrôle.


Prenons le cas de la SNE: l'État réalise les grands investissements: barrages hydroélectriques; centrales thermiques; lignes de transport d'électricité, postes de relais, de transformation etc. Tout est fait par l'État et la SNE n'a plus qu'à gérer. Et pourtant, elle est toujours déficitaire. La faute? A une gestion opaque. Quand bien même ce sont des entreprises publiques, elles ne publient jamais leurs bilans annuels et l'analyse pas leurs contre-performances. Il est difficile de saisir leur réalité du point de vue statistique: personnels, nature et durée des contrats de travail, poids de la masse salariale; cotisations sociales, chiffre d'affaires, investissements finances, bénéfice, pour ne prendre que ces aspects. 


Ce sont des entreprises devenues de grosses administrations où parfois des anciens directeurs peuvent continuer à être payés pendant des années. L'efficacité, l'efficience, la performance, etc, sont des qualités qui sont loin de leur culture de gestion. Elles n'ont pas de politique commerciale et de marketing pour attirer la clientèle. Jouissant du monopole de fait, elles n'ont que la répression parfois sauvage contre leurs clients indélicats: coupure au poteau, démontage des installations, refus de dialogue surtout en cas d'incendie d'origine électrique, etc. Ce qui fait qu'une partie de la clientèle n'hésite pas à développer aussi des méthodes sauvages pour se servir: branchements pirates, corruption des agents, tripatouillage des compteurs, des clients qui changent d'adresses en laissant des factures impayées, des abonnements aux noms des cadres et agents de la société, pour bénéficier de la gratuité, etc. Le plus gros client, l'Etat, et ses démembrements (institutions, services publics, parapublics, collectivités locales, administrations et même individualités investies de l'autorité publique...) ont développé une posture d'insolvabilité, sous le principe de la gratuité de l'eau et de l'électricité, entraînant des abus impossibles ou difficiles à réprimer.


C'est dans ce climat de violence, de brutalité, de cafouillage que ces sociétés évoluent, au grand dam de leur politique commerciale.
De temps à autres, suivant les régimes à la tête de l'État, le Gouvernement l EUR décroché une assistance technique extérieure, et alors des efforts sont faits. Mais, dès que l'assistance technique s'arrête, les anciennes habitudes reprennent le dessus.
Il est clair que la solution passe par les réformes. Le Gouvernement a bien fait de viser un tel objectif. Mais, quelles réformes et comment les mettre en oeuvre? Les réponses à ces questions conditionnent le succès des réformes. Il faut dire que toute réforme à des impacts technique, politique, économique mais surtout social et culturel. Ce qui fait que les réformes se heurtent toujours à des résistances socio-culturelles qui peuvent être politisées.


Pour réformer les deux sociétés, de véritables géants aux pieds d'argile, le Gouvernement a opté pour leur dissolution et leur remplacement par de nouvelles sociétés constituées avec l'apport de partenaires nationaux et internationaux. Seulement, le terrain n'a pas été préparé à ces réformes. En effet, sans information préalable, sans sensibilisation des personnels de ces deux sociétés, le Gouvernement a engagé à la va-vite le processus de leur dissolution. Le 2 février 2018, le conseil des ministres adopte le projet de loi de dissolution de la SNE et la SNDE et quelques jours après, le parlement l'a voté. Puis, silence radio pendant des semaines. En réalité, le Gouvernement n'avait pas préparé les projets de loi portant création des nouvelles sociétés devant les remplacer.
C'est à travers les médias sociaux qu'une nouvelle a été diffusée sur deux nouvelles sociétés pour remplacer la SNE (Société Nationale d'Électricité) par la EEC (Énergie Électrique du Congo) et la SNDE (Société Nationale de la Distribution d'Eau) par LCE (La Congolaise des Eaux). Un décret portant nomination de nouveaux conseils d'administration des deux sociétés à été publié. A quel moment ces deux sociétés ont-elles été créées? On ne sait pas. Mais, le 30 juillet dernier, les travailleurs de l'ex SNDE se sont opposés à l'installation du nouveau directeur général.


«Nous ne sommes pas contre les réformes, mais la procédure mise en place par le Ministère de l’energie et de l’hydraulique s’écarte des clauses soumises par les représentants des syndicats au comité chargé de suivre des réformes», avait expliqué un cadre de cette société au nom des travailleurs. Cet incident assez significatif du malaise qui règne dans ces sociétés traduit simplement l'échec de la politique de réformes menée par le Gouvernement qui n'explique rien ni à l'opinion ni aux personnels des sociétés concernées. Apparemment, les réformes ne visent qu'à mettre de nouvelles personnes à la tête de ces sociétés pour en prendre le contrôle, dès lors que même déficitaires, elles brassent quelques milliards de Francs CFA dans leurs fonctionnements. La dissolution de la SNE et de la SNDE risque d'être un coup d'épée dans l'eau, car le Gouvernement n'avait pas réellement prévu le projet des entités remplaçantes. Les parlementaires, qui ne prennent pas le risque de demander des comptes au Gouvernement, regardent faire. 
Gouverner c'est prévoir, dit-on. Au Congo, c'est plutôt la navigation à vue et c'est très dommage, car derrière ces échecs de politiques publiques, ce sont des familles entières qui sont condamnées à la précarité et un service public qui ne s'améliore pas.

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Le Congo-Brazzaville "est bien loin de la banqueroute" a affirmé son président Denis Sassou Nguesso à l'occasion de la fête nationale mercredi.
Comment comprendre une telle déclaration ? Que signifie « être loin de la banqueroute » ? En tout cas, cette déclaration n’apporte aucun élément factuel permettant d’affirmer que le pays est bien loin de la banqueroute. Tout d’abord la Banqueroute est une infraction pour tout chef d’entreprise qui étant en cessation de paiements continue à gérer l’entreprise ce qui constitue un fait de gestion frauduleuse.
 
 
En Droit OHADA, l’article 226 réglemente les procédures collectives d’apurement des passifs et défini la banqueroute comme une sanction pénale à l’égard du débiteur défaillant afin de dissuader les personnes de commettre de telles infractions mais, également, pour mettre fin à des exploitations déficitaires (on peut dire ici que la compagnie ECAIR est en banqueroute, par exemple).
Pour un Etat, on le sait depuis des siècles que les Etats se mettent en défaut de paiement sur leur dette. Charles Quint en 1559 en est un exemple classique mais la monarchie française a vécu sous la menace d'une banqueroute pendant au moins cent cinquante ans, jusqu'à la Révolution.
 
Donc en déclarant que le Congo est loin de la banqueroute, cela revient à dire que le Congo n’a à ce jour aucune difficulté de financer son " budget».
 
Mais cela jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que le renouvellement ou le refinancement de la dette échue pose problème ?
Il est vrai que le Congo s’est lancé sur le marché des « bons de trésor » et, notamment celui des BTA, qui en général est un moyen de financement de la trésorerie qui permet de rembourser la charge financière de la dette qui arrive à échéance.
Est-ce la prévision annuelle du trésor public sur l’émission des BTA (environ 76 milliards de FCA) sert à financer la charge de la dette ? De tout cela nous n’en savons rien.
 
Et, face à cette asymétrie de l’information, le doute sur le refinancement public de la dette congolaise s’est traduit déjà par la demande des investisseurs d'une prime de risque supplémentaire sur les taux d'intérêt (voir les taux d’intérêts des BTA émis par le Congo en comparaison des autres pays de la CEMAC) et par conséquent, l’émission des bons de trésor va accroître progressivement le coût de l'ensemble de la dette publique au fur et à mesure de son renouvellement.
 
En déclarant donc que le pays est loin de la banqueroute, était-ce là une manière de dire qu’au Congo les choses se passent tant bien que mal et que, le pays dispose encore d'un peu d'air et tente de négocier au mieux une phase très délicate avec le FMI.
"Nous négocions avec le Fonds monétaire international dans la confiance et l'observation stricte des procédures", a déclaré le président dans son message à la nation diffusé mardi soir à la veille du 58e anniversaire de l'indépendance.
 
C’est ici où cette déclaration laisse perplexe auprès de tout observateur avisé et même le FMI qui, a d’ailleurs renvoyé le dossier congolais sine die. Car, on y lit que les négociations se font dans la « CONFIANCE ».
 
Ce qui est bien dans la CONFIANCE, c’est la dernière syllabe « FIANCE » comme dans Fiancé. Les fiançailles se scellent non pas seulement avec confiance mais avec AMOUR or, en amour on ne cache pas les faits et les actes frauduleux à son partenaire. Le Congo avait caché une partie de sa dette au FMI. Où est donc cette CONFIANCE ? Et quant à la première syllabe cela ressemble bien à une déclaration faite lors d’un diner de “con” un film français que j’ai adoré!
 
On y lit aussi ceci : "Nous espérons parvenir à un ACCORD qui contribuera sensiblement à améliorer la situation de nos finances publiques", selon le président. Qui peut croire que le seul accord avec le FMI contribuera sensiblement à améliorer la situation des finances publiques ? La gestion des finances publiques relève de la responsabilité gouvernementale qui doit avoir un cadre bien défini de la gestion budgétaire s’appuyant sur un budget voté qui doit être corrigé ou réajusté suivant la situation du pays à travers le collectif budgétaire.
 
Or, de tout cela, rien n’est fait depuis que le Ministre des finances du Congo a annoncé que le budget 2018 voté ne sera pas réalisé et donc l’excédent budgétaire voté dans la Loi de finances initiale ne sera finalement que de moitié.
 
Ce qui est à craindre c’est de voir le pays s’enfermer dans une sorte de « nasse » qui s’ouvrira toute grande au moment où la hausse des taux d’intérêts causera un accroissement du déficit budgétaire qui finira par asphyxier l’économie totalement.
En vérité, le Congo ne peut pas s’en sortir seul de cette « nasse » et il a besoin donc du FMI afin de rendre sa dette soutenable et permettre au pays de tenir ses engagements.
 
Et, pour arriver à cet accord l’exigence du FMI est connue depuis avril 2018 :
« Les autorités congolaises devront entreprendre des réformes audacieuses et immédiates dans le domaine de la gouvernance pour traduire en action la rupture avec les politiques et pratiques du passé proclamée par le gouvernement », précisait alors le FMI, en indiquant notamment qu’une « participation forte de la société civile sera cruciale pour le succès des réformes de gouvernance ».
"Ce n’est donc pas de négocier dans la confiance et d’espérer parvenir à un accord que le Congo parviendra à améliorer sa situation MAIS c’est de mener des réformes sur la bonne gouvernance et sur la lutte contre la corruption que le pays parviendra à rendre la gestion des finances publiques efficace et efficiente".
Par Verlin richard

« J’ai créé Africa 24. C’est mon idée. J’y ai mis 10 millions d’Euros.” a déclaré le Président équato-guinéen, vendredi 20 avril 2017 au cours d’une interview accordée à une dizaine de journalistes, en marge des travaux du colloque international sur l’interaction entre société civile et médias pour les droits de l’homme en Afrique. Téodoro Obiang Nguema Mbasogo s’est dit déçu du positionnement éditorial de la chaîne que dirige Constant Nemalé depuis les bords de la Seine à Paris.

“Africa 24, c’est mon idée. C’est moi qui l’ai créée. Mais, elle s’est alignée sur des idéaux occidentaux.” Lancée en 2008, cette chaîne de télévision dédiée exclusivement à l’information africaine, fonctionne depuis le 1er janvier 2009 et possède un centre opérationnel en Guinée équatoriale. Son chiffre d’affaires en 2014 s’élevait à 7 259 883, Rapporte Confidentiel Afrique sur son site internet.

Il y a quelques semaines, j’avais rendez-vous avec Bantunani, un artiste que je ne connaissais pas. C’est son attachée de presse qui m’avait contacté via LinkedIn et nous avons convenu d’un rendez-vous au Comptoir général, ‘’un bar dans un hangar avec baie vitrée, meubles chinés, décor et boissons aux touches coloniales et petite cour’’ dans le 10e arrondissement parisien. Je ne connaissais pas non plus ce bar. Dans le cadre de la présentation de ‘’Musicalist’’, son 8e album, l’artiste avait un show-case sur place. Il m'avait envoyé les supports nécessaires pour m'aider à préparer mon interview.

En un après-midi, j’avais découvert un endroit charmant et fait connaissance avec un artiste attachant, plein de convictions et au discours très engagé. En guise de bienvenue, il me parla en lingala, et chose étonnante, sa pratique de la langue était si impeccable que j'eu du mal à croire qu'il vivait en Europe depuis l’âge de 6 ans (En tous les cas, il s'exprimait mieux que moi). Le contact fut facile avec Bantunani, alias Michel Nzau Vuanda, et j'eus tout suite l’impression que nous nous connaissions depuis toujours alors que c’était la première fois que je le voyais. ‘’Je suis africain et quand je dis que je suis africain, je me sens africain, je me sens bantu, j’ai l’instinct bantu et quand je te vois, il y a un vent, il y a quelque chose qui me dit ‘’c’est mon frère’’ souligne l’artiste. Ce n'était pas un journaliste et un artiste qui se rencontraient, mais plutôt deux frères, qui se découvraient et partageaient un bon moment ensemble. Avant de commencer, il m'avoua qu’il s’était lui aussi documenté sur moi et était intéressé par ce que je faisais, ce qui bien évidemment l’avait poussé à accepter l'interview. Je fus agréablement surpris et mon estime pour l’homme augmenta. La suite allait le confirmer.

Pendant une demi-heure, il a parlé non seulement de ‘’Musicalist’’, mais aussi de de Nu Rumba et de la situation de la musique congolaise actuelle. ‘’Musicalist’’, un album composé en un an et demi qui fait une synthèse musicale de ce qu’on a pu obtenir en 10 ans de groove. ‘’Musicalist’’, c’est le musicien s’autopsychanalyse’’ explique Michel (c’est comme ça que j’avais résolu de l’appeler. C’est mon frère après tout !) avant d’ajouter ‘’j’essaie de faire une synthèse entre musique consciente et musique dance flow dansante qui néanmoins, reste dans le cahier de charges de la Nu rumba. Je pense, je danse donc je suis.’’ La danse et la musique comme moyens d’affirmation de son identité et de sa culture. Bantunani a trouvé en la Nu Rumba le canal idéal pour cela. Un concept est né en 2006 lors d’un banal repas dans un restaurant congolais de Paris où l’artiste avait ses habitudes. Et là, en écoutant un musicien jouer du Docteur Nico, il a commencé à écrire et en a fait part à Umberto Luambo, petit-fils de Franco. Ainsi est née la Nu Rumba. ‘’La Nu Rumba est une façon d’exprimer la rumba que j’ai connue dans mon enfance. Avec la rencontre avec Umberto Luambo ou Johnny Pululu. J’essaie de travailler ça de façon plus funky, plus urbaine et surtout d’apporter un groove vindicatif, dire que l’homme noir est là. Je veux surtout dire à ma génération, celle qui est amené à apporter une nouvelle lumière au Congo, on doit vivre l’afropolitain sans complexe. Danser, parler, s’investir, s’engager, s’impliquer. Il n’y pas d’erreurs quand on est jeune. Il n’y a que des choses qu’on rate. Tous les jours, je rate des choses. Il faut toujours être nietzschéen, ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort’’ affirme avec passion Michel Nzau Vuanda.

Comme un symbole, ce 8e album, ‘’une musique dynamique qui avance qu’il faut entendre’’, marque le début d’un nouveau cycle. ‘’L’infini, cycle de non-retour ; j’ai voulu regarder le monde, guerre, injustice, Afrique. Je dis aux artistes africains, il ne faut pas uniquement s’amuser il faut aussi dire des mots, il faut témoigner’’ explique-t-il.

Pour ce 8e album, deux ans après le 7e, l’artiste avait l’obligation de se réinventer. 22 titres parce qu’il avait à dire et à chanter. Il avait surtout un message à passer sur la situation du Congo et de l’homme noir. Il estime que l’on devrait montrer aux enfants des vrais modèles. Pour lui, Cheikh Anta Diop, Patrice Lumumba ou Bob Marley sont des exemples à suivre.

‘’L’homme noir n’est pas n’importe qui et n’importe quoi. Si on n’en a pas la conscience, si on n’a pas cette connivence avec l’universalité, avec la grammaire complexe qui est de créer la musique, nous sommes perdus. Nous congolais avons la chance de l’avoir en nous. Il faut l’exploiter à bon escient. L’artiste est un journaliste reporter, mais il doit le faire avec des mots rythmés, des lyrics c.-à-d. on doit porter une nuance musicale à cette tragédie qui se passe en RDC. L’artiste ne peut pas être le salarié du pouvoir. Aujourd’hui, je vois des artistes congolais qui sont des salariés du pouvoir. Quand ce n’est pas le chanteur, c’est le pasteur. On a un pays où on a le choix entre danser et prier. A quand la conscience finalement ?’’

Je ne pouvais pas discuter avec Michel sans lui demander son avis sur l’état de la musique congolaise actuelle. Son regard sur la production actuelle est loin d’être complaisant. ‘’Je ne me retrouve pas actuellement parce que je n’entends que cacophonie, j’entends des égos, des grands ‘’moi, je’’, des guerres ethniques, des guerres de tribus, des clans. Je ne vois pas le message fraternel et universel de la musique, je ne vois pas de la création artistique. Je ne vois pas l’homme qui dérange. Il y a pourtant du génie. Mes grands frères qui sont encore au pays ont l’obligation d’être consistants. Ce qu’on a fait pour Bantunani, on l’a fait tout seul et on s’est battu. La musique est très dure quand on peut tendre la main on le fait, il faut qu’on soit consistant’’

Enfant de l’immigration, sa famille a quitté la RDC au début des années 80, a vécu au Portugal et en Italie avant de s’établir en France, Michel est un afropolitain sans complexe qui estime qu’on se construit avec son parcours et qu’il faut entendre ce que le cœur dicte. Dans sa démarche artistique, Michel accorde plus d’importance à la musique et moins à la vidéo, il pense que ‘’le clip enrichit trop l’ego de l’artiste, je veux garder une part de mystère. Un artiste c’est beaucoup de silence, d’errance et de solitude’’. Un loup solitaire qui s'exprime quand il le faut et se distingue des autres musiciens en faisant une musique sans fioriture, loin des étalages vestimentaires qui est devenue la marque de fabrique de plusieurs musiciens congolais.

L’interview s’est conclue par "avoir deux pays portant le nom de Congo est une aberration pour moi’’. Un état de fait illustré par nous deux personnes. Michel Nzau Vuanda est né à Kinshasa et je suis né à Brazzaville. Les deux capitales les plus rapprochée au monde. ‘’Kinshasa na Brazza ezali mboka moko, kaka ebalé ekabola biso’’ (Kinshasa et Brazzaville sont une même ville. Seul le fleuve nous sépare) chantait Bozi Boziana dans ‘’Kinshasa-Brazza’’ en 1987.

C'est sur cette note que cette interview pris fin avant de continuer de l’entretien en off autour d’une bonne bière (entre frère c’était inévitable).

Visuel de l'événement.

Tourisme

« Comment valoriser les lieux de mémoire liés à la traite négrière ? Le cas de Ouidah au Bénin et de Loango au Congo Brazzaville ». C'est la question à laquelle répondront Serge Guezo, prince de Dahomey et promoteur de plusieurs activités touristiques destinés aux Afro-descendants sur la route des esclaves du Bénin ; Gervais Loëmbe, écrivain congolais et spécialiste de la route des esclaves du Congo ; Emmanuel Gordien, président de l'association CM 98, association qui travaille à la réconciliation entre les Afro-descendants des Antilles et des Caraïbes avec l'Afrique. 

 

La 2e édition d'Africa Tourism Sharing se tiendra ce 9 février, au restaurant la Villa Maasai, près de la place de l'Opéra, à Paris. Ouidah, au Bénin, Loango au Congo et Gorée au Sénégal constituent les principaux ports d'embarquement d'esclaves du continent.  « Malheureusement, constate Guillaume Arnaud Nkouka, initiateur du projet, les trois sites ne se valent pas en termes de performance touristique ». Il explique que si Ouidah tend à rattraper son retard, notamment avec la volonté clairement affichée des nouvelles autorités béninoises de faire du tourisme une priorité, Loango est plutôt menacé par les érosions dans la plus grande indifférence.

Contact: Arnaud Guillaume Kouka +336 01 84 47 65

Restaurant la Villa Maasai /Participation aux frais

9, Bld des Italiens

75002 Paris


 

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