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Le général Mokoko, condamné à 20 ans de prison le 11 mai dernier à Brazzaville est désormais dédouané par son principal accusateur, Tony Moudilou. Lui aussi devrait être à la barre aux côtés de J3M, mais il a fait le choix nous dit-il de ne "pas se rendre à Brazzaville prendre part à son procès pour atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat".

Tony Gilbert Moudiloun condamné à 20 ans de prison par contumace, court désormais les médias parisiens pour dire sa part de vérité dans le procès "truqué" de Mokoko. "Le gouvernement m'a envoyé le billet pour que je sois le 7 mai à Brazzaville à l'ouverture du procès. Ce jour là, le général Jean François Ndenguet a envoyé des hommes pour venir m'attendre à l'aéroport, ils devaient m'escorter jusqu'à mon hôtel et assurer ma garde. Constatant que je n'avais pas pris le vol prévu, le ministre la justice Ange Bininga m'a appelé pour me dire que j'étais attendu et que ma peine serait aménagée si je témoignais contre le Génral Mokoko..." a déclaré Tony Moudilou à Ziana TV.

Cette sortie de celui que nombreux partisans de Mokoko appellent le "traître de la République" a surpris les observateurs de la vie politique congolaise. Désormais Tony Moudilou veut parler et accuse le gouvernement de lui mettre la pression afin de porter un faux témoignage contre Mokoko. "Je n'irais pas à Brazzaville pour aller charger le général Mokoko" a t-il expliqué à Cyr Makosso. "Qu'ils viennent me chercher ici" a t-il ajouté.

Soulignons que Tony Moudilou ainsi que 6 autres accusés aux côté s de J3M ont été condamnés à 20 ans de prison ferme par la cour d'appel de Brazzaville.

Après la rafle des militants du Mouvement Ras Le Bol le 7 mai dernier à Pointe-Noire par la police congolaise, 19 d'entre eux viennent d'être libérés dans la capitale économique. Cependant que les trois Leaders du Mouvement Ras Le Bol à Pointe-Noire, Julphat Banga Franck Badiata et Van Kibamba sont toujours détenus à la DGST.

Du côté de Brazzaville, le coordonnateur Franck Nzila,  Luce Gangoué et Dady Sentso Tsayi sont toujours détenus à la Maison d'arrêt de Brazzaville, en dépit des appels à leur libération lancés par les organisations internationales ."Tout le monde doit être libéré,  Ils n'ont commis aucun crime!" soutient-on chez Ras Le Bol

Safy SOW MOKOKO Epouse du Général Jean Marie Michel MOKOKO. Image DR

Monde

Mesdames 
Mesdemoiselles
Messieurs
Combattantes Combattants de la Liberté 
Citoyennes et Citoyens du monde libre

Comme vous le savez, à la suite des élections de mars 2016 qui aurait pu faire éclore un nouveau Congo , cela fait deux ans, mon très cher époux, le Général Jean Marie Michel MOKOKO victime d’injustice est incarcéré arbitrairement au Congo Brazzaville, au mépris de tous les traités et/ou conventions des droits de l’homme ratifiés par la République du Congo.

Ainsi, je saisis l’occasion à travers cette déclaration, pour lancer un appel pressant au Secrétaire Général de l’ONU, au Président de la Commission de l’Union Africaine , à la présidente de la FIDH , à Amnesty International et à la Communauté Internationale toute entière de ne ménager aucun effort afin d’interpeller les autorités du régime de Brazzaville de procéder à la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, dont mon Epoux le Général Jean Marie Michel MOKOKO, ainsi que tous ceux qui au nom de la démocratie sont arbitrairement harcelés et arrêtés à l’instar de la vingtaine des jeunes du Mouvement Le « RAS-LE –BOL » interpellés le 7 et 9 Mai passé à Brazzaville et à Pointe-Noire .


Mesdames Mesdemoiselles et Messieurs,

Tous les détenus politiques soumis à des tortures sont officiellement présentés comme des prisonniers de droit commun, alors que les présumés motifs de leur détention répondent tous aux critères objectifs de «prisonniers politiques», tel que définis dans la déclaration universelle des Droits de l’homme de 1944.

Au regard de cet état de fait, je voudrais ici rappeler la nature dictatoriale du régime qui se présente ‘ironiquement’ à la face du monde comme un modèle de «démocratie apaisée», alors qu’il pratique, systématiquement, au vu et su du monde entier, l’élimination extrajudiciaire et carcérale de leurs rivaux potentiels qu’il désigne au préalable comme des <<auteurs de trouble à l’ordre publique et d’atteinte à la sûreté de l’Etat>>.

Au Congo-Brazzaville, l’exercice politique contraire au dogme dictatorial en place est une condamnation certaine. Le présent système a pour leitmotiv «la propagande diabolisante et l’achat systématique des consciences». La parodie de justice en cours en est une preuve visible aux yeux du monde. En effet, les juges qui ont pourtant prêtés serment pour rendre la justice au nom du peuple sont complices d’un système oligarchique qui s’arroge le droit de vie et de mort sur des citoyens honnêtes.

Mes Dames, Mes Demoiselles et Messieurs

Certains diront que je rêve mais je garde l’espoir d’un grand Congo Républicain qui retrouvera sa place au sein des nations dignes de ce nom. J’ai la foi et je crois que c'est une cause noble d’œuvrer pour la justice et la défense des Droits de l’homme. Non, je ne me tairai plus, je ne me résignerai plus et je ne serai plus silencieuse face aux injustices que subissent mon époux et les nombreux pères de familles arbitrairement emprisonnés.

Ainsi, j'interviens à cet instant où s’est ouvert depuis le lundi 7 mai 2018, le simulacre de procès du Général Jean-Marie Michel MOKOKO, mon époux, victime d’avoir cru en la démocratie en répondant à l’appel de détresse de son peuple qui aspirait au changement.

En tant qu’épouse je partage ma détresse, Je crie mon indignation de citoyenne face à la situation dramatique que vit un homme de conviction qui au terme d’une brillante carrière militaire a œuvré sans relâche à la consolidation et au maintien de la paix dans son pays tout comme à l’extérieur dans le cadre des missions conjointes Union Africaine - Nations Unies en Côte d’Ivoire, République Centrafricaine et au Mali. J’œuvre dans l’ombre, je tape aux portes, j’écris aux chefs d’Etats, espérant que mes appels au secours trouvent un écho favorable dans l'opinion. Mais trop c’est trop !
Le principal tord de mon époux c’est celui d’avoir eu foi en la force des institutions de son pays en se déclarant candidat à l’élection présidentielle anticipée de mars 2016.

Au lendemain de l’officialisation de sa candidature, le régime avait fait diffuser par voie de presse et sur les réseaux sociaux une vieille vidéo non expertisée datant de 2007 comme pièce d’accusation. Je connais mon mari… Sorti de la prestigieuse école militaire française Saint-Cyr , il a été formé avec la vocation de servir la République, la Nation et le peuple. Cette accusation mensongère lui a valu une traque policière assortie des convocations délivrées par les services de la police politique du Régime .Tout ce cirque ayant comme seul but d’empêcher mon époux d’être candidat à la présidentielle; car la déclaration inattendue de sa candidature à un mois de la tenue du scrutin a bouleversé les plans du régime de Brazzaville.

Porté par une ferveur populaire, en dépit de tous les obstacles visibles et invisibles dressés sur son chemin, Jean Marie Michel MOKOKO a battu campagne tout en prônant les valeurs de la démocratie, de la réconciliation de l’honneur et de la dignité.

Mes Dames, Mes Demoiselles et Messieurs,

Au terme de 2 ans de détention arbitraire sans aucun contact avec son épouse et tous ses enfants vivants à l’étranger, le pouvoir a décidé d’ouvrir le procès de la honte dont la manipulation et la fabrication des preuves montées de toute pièce apparaissent aux yeux du monde entier, comme un simulacre de procès.

Face à cette parodie de justice éhontée qui bafoue au passage l’immunité juridictionnelle de mon Époux qui conformément au décret présidentielle N° 2001/179 du 10 Avril 2001,portant création et organisation du Conseil des Ordres Nationaux lui attribuant la distinction de dignitaire de la République, Non ! Mon Epoux ne peut –être ni entendu ni jugé par une quelconque juridiction Congolaise . Mais dans une République d’injustice, le ridicule a été érigé en institution. J’en appelle donc à la communauté internationale d’intervenir auprès du régime de Brazzaville afin qu’il mette un terme à la mascarade en cours qui discrédite le noble et prestigieux métier de juge.

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Cette situation d’injustice caractérisée m’oblige, en cette journée d’Ascension de sortir de ma réserve pour lancer cet appel solennel au vaillant peuple Congolais.

Permettez-moi d’emprunter les phrases de Nelson Mandela je cite : «Notre lutte a atteint un moment décisif. Nous appelons notre peuple à saisir cette opportunité, afin que nous puissions accéder rapidement à la démocratie. Nous avons attendu trop longtemps notre liberté. Nous ne pouvons plus attendre davantage. C'est le moment d'intensifier notre combat sur tous les fronts. Relâcher nos efforts à présent serait une erreur que les générations qui nous suivront ne nous pardonneraient pas. La vision de la liberté, qui point à l'horizon, devrait tous nous encourager à redoubler nos efforts. »

A la Jeunesse Congolaise montante, vous qui incarnez l’avenir du Congo
A la majorité silencieuse,
Aux femmes du Congo profond,
A mes filles, fils, frères et sœurs de la Diaspora Congolaise à travers le Monde,
Je vous exhorte à l’unité et à la transcendance de vos contradictions.

A mon très cher digne et tendre Epoux « John », Un seul mot pour toi mon Grand Général « Tiens Bon », car l’ordre divin se rétablit dans toutes situations de la vie .Ta famille au Congo, ta famille dispersée au quatre coins du monde, tout comme ton peuple, ils continuent de demeurer Serein. Car comme le dit l’adage: « Quel que soit la durée de la Nuit le Soleil finit toujours par apparaître». Je reste forte convaincue que le ciel du Congo s’éclaircira bientôt; comme les pères fondateurs de notre nation en 1960 ont su bien l’écrire dans les premières lignes notre Hymne Nationale. Le soleil s’élèvera et notre Congo Resplendira.

Madame Safy SOW MOKOKO
Epouse du Général Jean Marie Michel MOKOKO

Le 10 Mai 2018

Elle s'appelle Madeleine Malonga "Mado" jeune judoka française d'origine congolaise et sacrée championne d'Europe de judo depuis ce samedi 28 avril 2018. A 24 ans, Madeleine Malonga a remporté son premier titre de championne d'Europe à Tel-Aviv après avoir battu en finale sa compatriote Audrey Tcheuméo. 

La délégation camerounaise aux Jeux du Commonwealth à Golad Coast le 4 avril 2018, se sont évanouis dans la nature. REUTERS/Jeremy Lee

Sports

Huit sportifs camerounais – six hommes et deux femmes – sont portés disparus en Australie. Ils sont boxeurs ou haltérophiles, partis à Gold Coast pour participer aux Jeux du Commonwealth. Ce mercredi 11 avril 2018, la délégation du Cameroun sur place a annoncé qu'ils étaient introuvables. Probablement des défections.

Sur quarante-deux athlètes engagés, 8 ont disparu en trois vagues successives, comme évanouis dans la nature australienne. « Certains ont même fui en laissant derrière leurs passeports, conservés par leurs coaches », raconte au micro de RFI le chef de mission camerounais à Gold Coast, Victor Agbor Nso, qui fait part de sa « grande surprise que ces athlètes aient quitté leurs chambres au village ».

D’après le communiqué de l’équipe du Cameroun aux Jeux du Commonwealth, il s’agit des boxeurs Fotsala Simplice, Fokou Arsène, Ndzie Tchoyi Christian, Yombo Ulrich et Ndiang Christelle ainsi que des haltérophiles Matam Matam Olivier Heracles, Minkoumba Petit David et Fouodji Arcangeline Sonkbou. Il n’empêche, la police locale a été saisie et elle enquête. Avant l’ouverture des Jeux, le ministre de l’intérieur australien Peter Dutton avait adressé une mise en garde aux athlètes qui seraient tentés de faire défection, insistant sur le respect des « lois très strictes » de l’île-continent en matière d'immigration.

 La fuite des athlètes camerounais dans les médias australiens: https://youtu.be/uMVA-uqhRh8

Le cycliste Aziz Nikiema du Burkina Faso a remporté mardi à Dapaong, dans l'extrême nord, la première étape de 70 km du 27e Tour cycliste international du Togo.

Il a ainsi arraché le maillot jaune, en parcourant le critérium de Dapaong en 1 heure, 47 minutes et 5 secondes, soit une vitesse moyenne de 39,2 km/h.

Aziz Nikiema a été talonné par l'Ivorien Bamba Karamoko, parmi les 66 coureurs qui ont pris le départ mardi.

Mercredi, la compétition se poursuivra avec l'étape Sardori-Kara, longue de 138 km sur les 1.569 que compte le Tour cycliste international du Togo.

Les 66 participants en compétition sont originaires de douze pays : Bénin, Burkina-Faso, République du Congo, Côte d'Ivoire, Ghana, Mali, Niger, Togo et Sénégal, ainsi que Pays-Bas, France et Belgique.

Images de la délégation Burkinabé à La Maison de l'Afrique

Associations

La Maison de l'Afrique a accueilli ce 21 Mai 2018 à 16h00, une délégation officielle du Burkina Faso qui séjourne à Nantes du 18/05/2018 au 22/05/2018. Composée de 28 personnes, ce groupe de sportifs et d'officiels est venu participer au Tournoi international U17 de football de Rezé.

Dirigée par un représentant du Ministère des Sports et des Loisirs du Burkina Faso, et du Secrétaire Général de la Fédération Burkinabé de football, la délégation Burkinabé a été reçue à la Maison de l'Afrique par Alfred Ngambou et son équipe. Une occasion pour visiter ce lieu qui a été inauguré il y a quelques mois pour  faire la promotion de la culture africaine dans les Pays de La Loire.

 

Mes chers compatriotes du Congo-Brazzaville et de la Diaspora, Après le décès à la mi-journée du 10 mai 2018 à l'Hopital de Pontoise (95) en Ile-de-France, une soirée de recueillement est organisée en hommage de l'illustre disparu, Auguste MALANDA, patron d'YVALANDA.

Elle se tiendra le samedi 19 mai 2018 (Salle B, à partir de 19h, au 34 Rue du Vieux Chemin de Saint-Denis à VILLENEUVE-LA-GARENNE (92). Auguste MALANDA sera inhumé près de NKAYI, dans le Département de la Bouenza, au Congo-Brazzaville.

Nous aurons besoin de toutes les bonnes volontés en France et au Congo-Brazzaville.

En vous remerciant sincèrement !

Casimir BATHIA, Organisateur des Obsèques. Tél. : (0033) 0611487978 - Mail. : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Extrait d'un commentaire.

Diasporas

Depuis deux jours, l'ancien garde des sceaux Joseph Ouabari Mariotti fait l'objet d'une polémique suite à l'hommage que l'opposant à rendu à André Obami Itou, publié dans le Blog de Ziana TV. "J'interviens pour saluer la mémoire d'André Obami Itou, ancien président du sénat de la République du Congo, décédé, ce 23 avril 2018, à l'hôpital central des armées de Brazzaville. Grand commis de l'Etat, il a occupé, sa vie durant, de hautes charges dans l'administration, entreprises et au sein des institutions congolaises où il s'est distingué par sa pondération, l'ouverture d'esprit et sa capacité à maintenir dans ses actions un zèle à toute épreuve" peut-on lire sous la plume de Joseph Ouabari. "Les terres de Gamboma d'où nous venons, tous les deux, perdent en lui un notable émérite, un fils d'Epouein..." poursuit l'ancien ministre 

De nombreux militants de l'opposition sont montés au créneau pour fustiger cet hommage trop appuyé de Ouabari à Obami Itou.  Les commentaires les plus virulents ont été publiés sur le profil de Cyr Makosso le Manager de Ziana TV. Pour Dadys Nsouamy c'est la "tekenité" qui a primé avant tout. D'autres internautes voit dans cet hommage une collusion entre la vieille classe politique de l'opposition et du pouvoir de DSN.

 

 

Communiqué inaproprié juge Dac Press, exigeant un recadrage de la part des responsables locaux de la plateforme de l'opposition IDC-FROCAD CJ3M

 

 

La réponse de Ouabari Maiotti à certaines critiques venues de la part des activistes Marcus Kissa et d'autres: 

Ouabari Mariotti - Si Kissa Marcus et autres qui clament que je n'ai pas ouvert ma bouche et rien écrit sur les souffrances des populations du Pool pouvaient savoir le nombre de posts, publications, interviews et autres déclarations que j'ai écrits et rendus public sur la crise du Pool, dénonçant la guerre injuste que le pouvoir de Mr Sassou Nguesso a imposé aux populations de cette region, au lendemain du hold up électoral du 20 mars 2016. Si Kissa Marcus et autres pouvaient également être informés des fortes positions que j'ai prises en faveur de la résistance du Pasteur Ntumi et des populations sinistrées du Pool? 
Sont toujours vivaces les blogs Congo Liberty, les TV web Wilfrid Diaspo, Ziana Tv, liens réseaux sociaux et pages Facebook que Kissa Marcus et autres peuvent consulter pour avoir la preuve formelle de cet engagement patriotique et humanitaire. C'est dire, qu'à ce stade, demeure inchangée, constante en moi, la ligne de mon combat républicain pour une autre alternative au Congo Brazzaville.

Paris 25 avril 2018.

 

 

Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville - Images; DR

Société

Le procès de l’ancien ministre de la justice Jean-Martin Mbemba reprend devant la Cour criminelle de Brazzaville, avec une surprise de taille. En effet trois personnalités y sont convoquées comme témoins. Il s’agit de Mgr Anatole Milandou, Archevêque de Brazzaville, M. Isidore Mvouba, Président de l’Assemblée nationale, et M. Placide Lenga, ancien Premier Président de la Cour suprême. Des convocations leur ont été adressées pour comparaître comme témoins, à l’audience du mercredi 23 mai.

Jean-Martin Mbemba, ancien Président de la Commission nationale des droits de l’homme, Président de l’UP (Union pour le progrès), est poursuivi par l'état congolais pour «l’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et trafic d’armes de guerre ». Six personnes sont inculpées dans cette affaire: Jean-Martin Mbemba qui vit en France depuis 2015, l’ex-directeur départemental de la police dans le Pool, le colonel Jean-Claude Mbango, détenu depuis à la Maison d’arrêt, Me Samba Moutou Loukossi, un huissier de justice, ancien candidat aux législatives à Mindouli pour le compte de l’UP, et trois autres dont un décédé.

URGENT BRAZZA. Affaire Mokoko, le procureur de la Cour d’appel de Brazzaville a requis 15 ans de détention minimum ce vendredi après-midi contre le général Jean-Marie Michel Mokoko. La cour s’est retirée pour délibérer.

Lorsqu’en été 2014 je rencontrais YVALANDA pour la première fois, jamais je n’avais imaginé que seulement quatre ans après, je serais en train de rédiger ce petit mot d’Adieu à Auguste. Notre vie sur terre est vraiment courte et ne tient qu’à un fil. Certainement ces jours-ci des témoignages divers apparaîtront de tous les horizons du monde, dans les réseaux sociaux, pour nous brosser le portrait de celui que je considère comme le plus grand et le meilleur ambassadeur du Congo en France. 
Notre rencontre remonte en Juin 2014. Son fils Arnaud devait passer un stage en Espagne et Auguste voulait une personne de confiance pouvant aider à l’accueil de son fils.

Depuis lors, nous ne nous sommes plus séparés. Ce qui avait commencé comme une relation personnelle s’est transformée en relation professionnelle, quand Auguste m’exprima son besoin de mettre son Agence de transfert d’argent au service des congolais d’Espagne. Non pas seulement il publia ses annonces dans notre journal Afrokairós, mais il me confia aussi la responsabilité de gérer l’Agence Yvalanda en Espagne. Il prit la peine de venir à Madrid pour rencontrer les congolaises et congolais et leur expliquer les objectifs, les missions et les valeurs de l’Agence Yvalanda.

Lors de nos diverses rencontres entre Paris et Madrid, il me confia un secret qui resta gravé dans ma mémoire : « Dans tout ce que j’entreprends, me dit-il, je mets à contribution les compétences des compatriotes, c’est pour moi un symbole très important qu’il y ait des empreintes des compatriotes dans mes affaires. Notre pays a besoin de cette solidarité pour aller de l’avant ». Ce secret est au cœur de la mission et de la vision d’Auguste Malanda. Son succès dans les affaires financières, dans le Social, dans la Formation et dans l’Humanitaire s’explique en grande partie par cette volonté de faire en sorte que son travail génère du travail pour les autres congolais.

Aujourd’hui 10 Mai 2018 nous pleurons la disparition de ce grand homme. Nous qui lui étions proches savions depuis bientôt un an qu’il était malade, mais personne parmi nous n’avait imaginé sa fin si précipitée. Il se pourrait que le pouvoir politique ne lui rende pas l’hommage qu’il mérite, mais les congolaises et congolais doivent savoir qu’avec la disparition d’Auguste, la Nation vient de perdre un de ses plus dignes fils et sans doute le meilleur Patriote que le pays n’ait jamais connu. Au peuple congolais donc de lui rendre un hommage digne pour tant de services rendus à la Nation.
Adiós Auguste ! Adiós YVALANDA !

Bakala Kimani

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Le ministre des finances Calixte Nganongo (centre) avec les représentants du FMI lors de la 3e phase des négociations. Image DR

Economie

La mission du FMI qui s’est séjournée dans notre belle capitale Brazza la verte a publié sa déclaration.

En substance, tous les congolais doivent savoir qu’en effet un « accord » a été conclu avec les autorités du pays sur les contours des politiques qui « pourraient « soutenir un arrangement financier.

Dans le langage courant cela revient au rachat de la dette contre liquidité, un moyen permettant de restructurer une dette.

Pour un particulier, cela ressemble au rachat de votre crédit (vous prenez un autre crédit pour rembourser le capital restant dû et le reste, vous sert de trésorerie).

Cet accord vise en premier à rétablir la viabilité budgétaire et à améliorer la bonne gouvernance.

Il s’agit là d’un sévère camouflet pour les autorités congolaises dans la gestion budgétaire du pays avec un risque potentiel d’instabilité macroéconomique de la sous-région CEMAC.

Je m’appuie donc sur les intentions des autorités congolaises dans ce qui concerne la création d’un organe indépendant de lutte contre la corruption avec tous les pouvoirs d’investigation et un système de déclaration du patrimoine pour les hauts responsables.

La réussite du Congo, notre pays, me conduit donc à saluer cette déclaration du FMI dans toute son objectivité et m’amène mieux doivent amener tous les congolais à œuvrer pour que cette lutte contre la corruption soit effective afin que le Congo retrouve une saine gestion budgétaire en faisant des finances publiques, l’outil politique de la cohésion sociale.

Je voudrais pour ma part, écarter toute idée d’opposition systématique ou radicale et inviter les autorités actuelles quelle qu’en soit sa légitimité fort contestable, de considérer que cet accord avec le FMI est une opportunité pour le pays, une sorte d’effet de cliquet pour ne plus jamais retomber en arrière avec les pratiques ayant conduit à cette dette abyssale.

C’est du Congo, qu’il s’agit, mon pays, notre pays et je suis résolument orienté dans la bonne gestion des finances publiques et dans la promotion d’un secteur privé dynamique.

 

Les Intentions du Gouvernement :


Création d’un organe indépendant de lutte contre la corruption :

Si, je devais créer un tel organe, je lui donnerais l’acronyme suivant : OILCC.

Mais avant d’imaginer l’architecture de cet OILCC, je m’attaquerais d’abord à réformer, le Ministère de l’économie et des finances et la Direction générale du trésor public. Il va s’agir ici de définir dans une Loi organique le rôle du ministère et du Trésor public.

Au Ministère de l’économie et des finances de préparer et de mettre en œuvre les politiques du gouvernement en matière économique et financière et aussi en matière d’emploi, de formation professionnelle, de consommation, de commerce extérieur, d’industrie, de commerce, de soutien à la promotion du secteur privé….

Concernant la sphère financière, le ministère de l’économie et des finances aura des compétences pleines et entières dans les affaires monétaires, économiques et financières nationales et internationales ; dans la prévision économique et financière ; dans les financements et participations de l’Etat ; dans la concurrence, la consommation et la répression des fraudes ; dans la production des statistiques et des études économiques et enfin dans le contrôle économique et financier de tous les engagements de l’Etat.

Et, dans cette affirmation du rôle du Ministère de l’économie et des finances, la direction générale du trésor sera le bras armé du ministère en conduisant sous l’autorité du ministre, les actions de la politique économique du Congo. C’est elle qui défendra cette politique économique dans la zone CEMAC.

La Direction générale du Trésor public aura les missions d’élaborer les prévisions économiques pour le Congo et son environnement international ; d’analyser et de conseiller sur les politiques macroéconomiques et les questions économiques et financières de la zone FCFA CEMAC ; de dispenser ses conseils dans le cadre des politiques publiques dans les domaines des finances publiques, des questions sociales et de l’emploi, et des politiques sectorielles ; de gérer la trésorerie et la dette de l’Etat dans le cadre de la caisse d’amortissement ; de veiller aux intérêts patrimoniaux de l’Etat dans les entreprises et autres organismes qui entrent dans son champ de compétence ,notamment par l’intermédiaire de l’agence pour l’investissement…


Quelle organisation pour cet OILCC ?

L’OILCC comportera :

Un dispositif de lutte contre la corruption : il s’agira d’un dispositif permettant de vérifier que les procédures qui seront mises en place pour lutter contre la corruption respectent les lois et règlements. Le Gouvernement devrait donc mettre en place des règles et procédures permettant de garantir le respect des dispositions qui leur seront applicables.

 

Une fonction de lutte contre la corruption et un(e) responsable de la lutte contre la corruption : ce responsable devrait avoir un double rôle. Celui de contrôler et, de manière régulière, d’évaluer l’adéquation et l’efficacité des politiques, procédures et mesures mises en place, et des actions entreprises visant à sanctionner tout acte de corruption. Mais aussi, de gérer, d’animer, de motiver et de former tous ses collaborateurs afin qu’ils se conforment aux obligations professionnelles de lutte contre la corruption. Le dispositif de lutte contre la corruption doit à cet effet comptera sur le(la) responsable de l’organe qui avec une équipe dédiée conduiront des contrôles permanents et périodiques avec l’obligation faite à l’ensemble de ces collaborateurs du devoir d’alerte d’éthique. Ce dispositif aura donc des règles d’organisation et de bonne conduite préalablement définies. L’organisation de cet OILCC doit donc avoir un degré d’indépendance approprié et une séparation des activités afin de garantir l’anonymat des collaborateurs engagés dans les activités de lutte contre la corruption.

Qu’est-ce donc la lutte contre la corruption ?

Je définis la corruption comme tout acte de corrompre et d’aider à corrompre. Il y a dans l’acte de corruption, le corrupteur, celui qui cherche à obtenir des avantages ou des prérogatives particulières et, le corrompu, celui qui aide à corrompre, afin d'obtenir une rétribution en échange de sa complaisance.

Le droit pénal défini la corruption comme un délit grave, passible de lourdes peines d’emprisonnement. La corruption désigne alors le fait :« de solliciter ou d'agréer, sans droit, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques, pour elle-même ou pour autrui, afin d'accomplir ou de s'abstenir d'accomplir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat ou facilité par sa fonction, sa mission ou son mandat ».

La corruption consiste, pour le corrupteur, à octroyer un avantage à une personne (le corrompu) pour qu’elle accomplisse ou qu’elle n’accomplisse pas un acte qui relève de sa fonction et de ses prérogatives.

 

Comment traiter le renseignement et quelles actions contre la corruption ?

L’OILCC en tant qu’organe indépendant de lutte contre la corruption devrait jouer le rôle d’interface entre le volet préventif et le volet répressif à la charge des services de police et de l’autorité judiciaire. Son principal rôle consistera à collecter les informations sur le soupçon de corruption puis de les transmettre à la police ou à la justice. Il va de soi que dans cette optique la séparation des pouvoirs doit être effective au sein de l’Etat entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Cette déclaration de soupçon doit être obligatoire en cas de corruption pour tous les acteurs de la société et notamment les professionnels tels que les banques ou organismes financiers, les entreprises, les professions libérales (avocats, notaires, etc..), et la société civile qui doivent effectuer une déclaration de soupçon auprès de l’OILCC en cas de doute sur une opération ou d’actes de corruption définis dans le code pénal.

 

Déclaration du patrimoine pour les hauts responsables :

Il s’agit ici d’introduire la notion de PPE (personnes politiquement exposées) mais que cette déclaration du patrimoine ne se limite pas seulement aux personnes politiquement exposées mais aussi à leurs affiliés (famille, amis, actionnaires ou bénéficiaires effectifs). Cette déclaration doit être prévue dans une Loi Organique du code électoral pour les fonctions électives, les postes ministériels, les hauts fonctionnaires et militaires. Et, cette déclaration sera rendue publique par l’OILCC car la portée d’une telle publicité trouverait son fondement dans un objectif à valeur constitutionnelle de prévention de corruption afin « d’améliorer l’information des électeurs sur les activités de leurs élus, et de permettre aux citoyens d’apprécier, le cas échéant, si un parlementaire, ou un ministre, ou un haut fonctionnaire civil ou militaire se trouve en situation de corruption ». La création d’un organe indépendant de lutte contre la corruption avec tous les pouvoirs d’investigation et un système de déclaration du patrimoine pour les hauts responsables est un véritable défi que le FMI vient de lancer aux autorités congolaises.

Relever ce défi suppose de s’y prendre dès maintenant avec calme et sans précipitation. Cela suppose une véritable introspection de soi et donc d’élaborer une stratégie inclusive prenant en compte tous les paramètres permettant d’avoir un organe véritablement indépendant, efficace et efficient car il ne s’agit pas ici de faire l’affichage mais d’obtenir des résultats dans la lutte contre la corruption. Ces résultats dépendront de la compétence du responsable de cet organe mais pas seulement, de toute son équipe car la compétence ne s’observe que par les résultats obtenus et qui améliorent une situation.

Par Verlin Richard

« J’ai créé Africa 24. C’est mon idée. J’y ai mis 10 millions d’Euros.” a déclaré le Président équato-guinéen, vendredi 20 avril 2017 au cours d’une interview accordée à une dizaine de journalistes, en marge des travaux du colloque international sur l’interaction entre société civile et médias pour les droits de l’homme en Afrique. Téodoro Obiang Nguema Mbasogo s’est dit déçu du positionnement éditorial de la chaîne que dirige Constant Nemalé depuis les bords de la Seine à Paris.

“Africa 24, c’est mon idée. C’est moi qui l’ai créée. Mais, elle s’est alignée sur des idéaux occidentaux.” Lancée en 2008, cette chaîne de télévision dédiée exclusivement à l’information africaine, fonctionne depuis le 1er janvier 2009 et possède un centre opérationnel en Guinée équatoriale. Son chiffre d’affaires en 2014 s’élevait à 7 259 883, Rapporte Confidentiel Afrique sur son site internet.

Il y a quelques semaines, j’avais rendez-vous avec Bantunani, un artiste que je ne connaissais pas. C’est son attachée de presse qui m’avait contacté via LinkedIn et nous avons convenu d’un rendez-vous au Comptoir général, ‘’un bar dans un hangar avec baie vitrée, meubles chinés, décor et boissons aux touches coloniales et petite cour’’ dans le 10e arrondissement parisien. Je ne connaissais pas non plus ce bar. Dans le cadre de la présentation de ‘’Musicalist’’, son 8e album, l’artiste avait un show-case sur place. Il m'avait envoyé les supports nécessaires pour m'aider à préparer mon interview.

En un après-midi, j’avais découvert un endroit charmant et fait connaissance avec un artiste attachant, plein de convictions et au discours très engagé. En guise de bienvenue, il me parla en lingala, et chose étonnante, sa pratique de la langue était si impeccable que j'eu du mal à croire qu'il vivait en Europe depuis l’âge de 6 ans (En tous les cas, il s'exprimait mieux que moi). Le contact fut facile avec Bantunani, alias Michel Nzau Vuanda, et j'eus tout suite l’impression que nous nous connaissions depuis toujours alors que c’était la première fois que je le voyais. ‘’Je suis africain et quand je dis que je suis africain, je me sens africain, je me sens bantu, j’ai l’instinct bantu et quand je te vois, il y a un vent, il y a quelque chose qui me dit ‘’c’est mon frère’’ souligne l’artiste. Ce n'était pas un journaliste et un artiste qui se rencontraient, mais plutôt deux frères, qui se découvraient et partageaient un bon moment ensemble. Avant de commencer, il m'avoua qu’il s’était lui aussi documenté sur moi et était intéressé par ce que je faisais, ce qui bien évidemment l’avait poussé à accepter l'interview. Je fus agréablement surpris et mon estime pour l’homme augmenta. La suite allait le confirmer.

Pendant une demi-heure, il a parlé non seulement de ‘’Musicalist’’, mais aussi de de Nu Rumba et de la situation de la musique congolaise actuelle. ‘’Musicalist’’, un album composé en un an et demi qui fait une synthèse musicale de ce qu’on a pu obtenir en 10 ans de groove. ‘’Musicalist’’, c’est le musicien s’autopsychanalyse’’ explique Michel (c’est comme ça que j’avais résolu de l’appeler. C’est mon frère après tout !) avant d’ajouter ‘’j’essaie de faire une synthèse entre musique consciente et musique dance flow dansante qui néanmoins, reste dans le cahier de charges de la Nu rumba. Je pense, je danse donc je suis.’’ La danse et la musique comme moyens d’affirmation de son identité et de sa culture. Bantunani a trouvé en la Nu Rumba le canal idéal pour cela. Un concept est né en 2006 lors d’un banal repas dans un restaurant congolais de Paris où l’artiste avait ses habitudes. Et là, en écoutant un musicien jouer du Docteur Nico, il a commencé à écrire et en a fait part à Umberto Luambo, petit-fils de Franco. Ainsi est née la Nu Rumba. ‘’La Nu Rumba est une façon d’exprimer la rumba que j’ai connue dans mon enfance. Avec la rencontre avec Umberto Luambo ou Johnny Pululu. J’essaie de travailler ça de façon plus funky, plus urbaine et surtout d’apporter un groove vindicatif, dire que l’homme noir est là. Je veux surtout dire à ma génération, celle qui est amené à apporter une nouvelle lumière au Congo, on doit vivre l’afropolitain sans complexe. Danser, parler, s’investir, s’engager, s’impliquer. Il n’y pas d’erreurs quand on est jeune. Il n’y a que des choses qu’on rate. Tous les jours, je rate des choses. Il faut toujours être nietzschéen, ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort’’ affirme avec passion Michel Nzau Vuanda.

Comme un symbole, ce 8e album, ‘’une musique dynamique qui avance qu’il faut entendre’’, marque le début d’un nouveau cycle. ‘’L’infini, cycle de non-retour ; j’ai voulu regarder le monde, guerre, injustice, Afrique. Je dis aux artistes africains, il ne faut pas uniquement s’amuser il faut aussi dire des mots, il faut témoigner’’ explique-t-il.

Pour ce 8e album, deux ans après le 7e, l’artiste avait l’obligation de se réinventer. 22 titres parce qu’il avait à dire et à chanter. Il avait surtout un message à passer sur la situation du Congo et de l’homme noir. Il estime que l’on devrait montrer aux enfants des vrais modèles. Pour lui, Cheikh Anta Diop, Patrice Lumumba ou Bob Marley sont des exemples à suivre.

‘’L’homme noir n’est pas n’importe qui et n’importe quoi. Si on n’en a pas la conscience, si on n’a pas cette connivence avec l’universalité, avec la grammaire complexe qui est de créer la musique, nous sommes perdus. Nous congolais avons la chance de l’avoir en nous. Il faut l’exploiter à bon escient. L’artiste est un journaliste reporter, mais il doit le faire avec des mots rythmés, des lyrics c.-à-d. on doit porter une nuance musicale à cette tragédie qui se passe en RDC. L’artiste ne peut pas être le salarié du pouvoir. Aujourd’hui, je vois des artistes congolais qui sont des salariés du pouvoir. Quand ce n’est pas le chanteur, c’est le pasteur. On a un pays où on a le choix entre danser et prier. A quand la conscience finalement ?’’

Je ne pouvais pas discuter avec Michel sans lui demander son avis sur l’état de la musique congolaise actuelle. Son regard sur la production actuelle est loin d’être complaisant. ‘’Je ne me retrouve pas actuellement parce que je n’entends que cacophonie, j’entends des égos, des grands ‘’moi, je’’, des guerres ethniques, des guerres de tribus, des clans. Je ne vois pas le message fraternel et universel de la musique, je ne vois pas de la création artistique. Je ne vois pas l’homme qui dérange. Il y a pourtant du génie. Mes grands frères qui sont encore au pays ont l’obligation d’être consistants. Ce qu’on a fait pour Bantunani, on l’a fait tout seul et on s’est battu. La musique est très dure quand on peut tendre la main on le fait, il faut qu’on soit consistant’’

Enfant de l’immigration, sa famille a quitté la RDC au début des années 80, a vécu au Portugal et en Italie avant de s’établir en France, Michel est un afropolitain sans complexe qui estime qu’on se construit avec son parcours et qu’il faut entendre ce que le cœur dicte. Dans sa démarche artistique, Michel accorde plus d’importance à la musique et moins à la vidéo, il pense que ‘’le clip enrichit trop l’ego de l’artiste, je veux garder une part de mystère. Un artiste c’est beaucoup de silence, d’errance et de solitude’’. Un loup solitaire qui s'exprime quand il le faut et se distingue des autres musiciens en faisant une musique sans fioriture, loin des étalages vestimentaires qui est devenue la marque de fabrique de plusieurs musiciens congolais.

L’interview s’est conclue par "avoir deux pays portant le nom de Congo est une aberration pour moi’’. Un état de fait illustré par nous deux personnes. Michel Nzau Vuanda est né à Kinshasa et je suis né à Brazzaville. Les deux capitales les plus rapprochée au monde. ‘’Kinshasa na Brazza ezali mboka moko, kaka ebalé ekabola biso’’ (Kinshasa et Brazzaville sont une même ville. Seul le fleuve nous sépare) chantait Bozi Boziana dans ‘’Kinshasa-Brazza’’ en 1987.

C'est sur cette note que cette interview pris fin avant de continuer de l’entretien en off autour d’une bonne bière (entre frère c’était inévitable).

Visuel de l'événement.

Tourisme

« Comment valoriser les lieux de mémoire liés à la traite négrière ? Le cas de Ouidah au Bénin et de Loango au Congo Brazzaville ». C'est la question à laquelle répondront Serge Guezo, prince de Dahomey et promoteur de plusieurs activités touristiques destinés aux Afro-descendants sur la route des esclaves du Bénin ; Gervais Loëmbe, écrivain congolais et spécialiste de la route des esclaves du Congo ; Emmanuel Gordien, président de l'association CM 98, association qui travaille à la réconciliation entre les Afro-descendants des Antilles et des Caraïbes avec l'Afrique. 

 

La 2e édition d'Africa Tourism Sharing se tiendra ce 9 février, au restaurant la Villa Maasai, près de la place de l'Opéra, à Paris. Ouidah, au Bénin, Loango au Congo et Gorée au Sénégal constituent les principaux ports d'embarquement d'esclaves du continent.  « Malheureusement, constate Guillaume Arnaud Nkouka, initiateur du projet, les trois sites ne se valent pas en termes de performance touristique ». Il explique que si Ouidah tend à rattraper son retard, notamment avec la volonté clairement affichée des nouvelles autorités béninoises de faire du tourisme une priorité, Loango est plutôt menacé par les érosions dans la plus grande indifférence.

Contact: Arnaud Guillaume Kouka +336 01 84 47 65

Restaurant la Villa Maasai /Participation aux frais

9, Bld des Italiens

75002 Paris


 

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