« Congo, un budget 2018 qui laisse entrevoir des gisements énormes de potentiels non identifiés, pour les années à venir !»

Dimitri M’foumou-titi, Président d’ADRNS,

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Le gouvernement à la suite du discours du chef de l’état, sur l’état de la nation en 2017, a pris quelques engagements par rapport à la bonne gouvernance, la restauration de la discipline budgétaire, le renforcement de la gestion des finances publiques et la mise en œuvre de réformes structurelles.

C’est le 19 janvier 2018 qu’a été adopté la loi de finances exercice 2018, sous la présidence d’Isidore Mvouba, président de l’Assemblée nationale, et Pierre Ngolo, président du Sénat ainsi que des députés et sénateurs.

Le principal problème qui s’impose au Gouvernement et qu’il doit rechercher l’équilibre budgétaire.

La diaspora ne souhaite pas être en reste et veut contribuer au débat pour apporter son concourt et des idées quant aux ressources nouvelles qui seraient des gisements de revenus et d’emplois pour le futur budget 2019 et au-delà.

L’Association Développement Relations Nord Sud (ADRNS) pense que d’ici 2030, la République du Congo peut connaître le plein emplois et être leader dans l’économie verte1, si les orientations de l’économie sont diversifiées et réorientées différemment dès aujourd’hui.

Pourquoi, parce que l’ Afrique détient pratiquement 50% des terres mondiales non cultivées qui conviennent aux cultures vivrières, recensant jusqu’à 450 millions d’hectares non boisés, ni protégés, ni surpeuplés. L’Afrique utilise moins de 2% de ses ressources renouvelables en eau, par rapport à une moyenne mondiale s’élevant à 5%.

De plus, l’agriculture va peser 1000 Milliards de dollars en Afrique subsaharienne d’ici 2030, c’est ce qui ressort de l’enquête de 2016 de PricewaterhouseCoopers (PwC)2.

En effet, il y a d’énormes potentiels de richesses a développer en Afrique et en particulier en République du Congo. C’est pourquoi ADRNS veut encourager ses membres, les porteurs de projets, partenaires futurs et donateurs à investir en priorité dans les leviers suivants :

Premier levier, l’Économie fondé sur la Connaissance, elle passe d’abord par une étude des phénomènes naturels par les chercheurs, techniciens ou scientifiques, qui pourront ensuite proposer des innovations aux bienfaits potentiellement infinis, car intégrés à la nature. Comme le disait Amadou Hampâté Bâ 3:«Le savoir est la seule richesse que l’on puisse entièrement dépenser sans qu’il perde de sa valeur». Par exemple, nous avons énormément à apprendre de la nature et nous pouvons développer énormément de richesse avec l’observation et la transmission de connaissance (c’est le Biomimétisme).

 

Deuxième levier, l’économie Circulaire qui vise à dépasser le modèle économique linéaire consistant à extraire, fabriquer, consommer et jeter. Face à l’épuisement de nos ressources, l’économie circulaire propose de produire autrement, en intégrant une exigence écologique à tous les niveaux, de la conception, en passant par la production, jusqu’au recyclage. Par exemple, L'économie bleue est un modèle économique conçu par l'entrepreneur belge Gunter Pauli4 qui suffit aux besoins de base en valorisant ce qui est disponible localement, s'inspire du vivant. Son idée est la suivante:«abolissons les déchets, mais de façon rentable!». Autrement dit, la bonne gestion des déchets alliée à la connaissance produit de la richesse.

 

Troisième levier, l’agriculture écologique: Le Congo dispose d’un potentiel de production agricole de 10 millions d’ha, seulement le 2% sont valorisés, et le secteur agricole contribue pour seulement 4% du PIB national5.

C’est le père Godfrey Nzamujo qui résume son ainsi credo «La meilleure manière de combattre la pauvreté, c’est de rendre les pauvres producteurs». En prenant appui sur le Centre Songhai qui a été créé en 1985 en République du Bénin c’est aujourd’hui une incroyable initiative de développement local : centres de formation, fermes, caisses de crédit, coopératives, chaînes de montage et de restauration, ateliers de recyclage, énergies renouvelables, transformation agro-alimentaire. C’est pourquoi on s’appuyant sur ce modèle réussi en Afrique nous pourrons par exemple nous pourrions imaginer exporter nos produits agricole à l’international.En matière de création d’emplois, il y a des programmes qui imagine que l’on peut avoir un emploi pour 1 ha. Si on fait un rapide calcul et que l’on exploite 500.000 ha on peut mettre au travail plus de 500.000 personnes avec des chaînes de valeurs importantes.

 

Quatrième levier, les Hommes et les Femmes de la Diaspora (que nous appellerons Diaspora Technique , Économique, Scientifique et Associative). N’est-ce pas Jean Bodin6 qui disait: «Il n’est de richesse que d’hommes»

Le codéveloppement ou le développement solidaire implique – de par sa définition même – une participation active de la société civile , qui est d’ailleurs le plus souvent à l’initiative des projets. De nombreux projets sont portés par la Diaspora sans l’appui des pouvoirs publics. L’objectif est de favoriser des échanges de « bonnes pratiques » et de promouvoir des synergies entre les différents intervenants qui mettent en œuvre des projets de codéveloppement. Par exemple:«Selon une étude de la Banque africaine de développement (BAD), les transferts de fonds de la diaspora africaine subsaharienne atteignent pratiquement 60 milliards de dollars7 américains en 2017»

Prenons l’exemple de la Corée du Sud qui a été comme notre pays il y a quelques temps. En 1962, le Général Park Chung-hee a réuni les cadres de son pays et leur a tenu ce discours : Nous ne pourrons pas développer notre pays sans notre diaspora, «êtes-vous d’accord que l’on puisse augmenter nos frères et sœurs de sortes que nous puissions bénéficier de leurs expériences, compétences et permettre ainsi qu’ils viennent contribuer au redressement du pays?».

Les cadres ont tous accepté et c’est comme cela que la Corée du Sud s’est développée. Aujourd’hui, la Corée du Sud est un pays développé et à produit le premier concurrent de la marque de téléphone américaine.

 

Qui n’apprécierait pas que le Président de la République fasse la même chose pour encourager la Diaspora congolaise Technique Économique Scientifique et Associative (TESA) à revenir pour développer le pays en l’incitant par des mesures significatives et concrètes ?

 

ADRNS se tient disponible pour y contribuer.

Nous invitons tous ceux qui veulent s’investir dans cette dynamique à se faire connaître via notre site internet www.adrns.org soit adhérer à notre association, soumettre des projets qui s’inscrivent dans les leviers cités ci-dessus ou bien être un partenaire technique, financier et/ou logistique.

Dimitri M’foumou-titi, Président d’ADRNS,

Contact: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. website: www.adrns.org

M’foumou-titi Dimitri, Président de ADRNS, 41 ans, cadre dans une grande Entreprise Française, Master Management des Transports et la Logistique.

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1 La COP 21 "Accord de Paris" Déc 2015 / COP 22 "Dimension Africaine" Nov 2016 au Maroc / Fonds Bleue "sur la Economie bleue" - Sommet à Oyo Congo en Mars 2017

2 PricewaterhouseCoopers (PwC) Africa intitulée AgTech- don’t wait for the future, create it. Africa Agribusiness Insights Survey 2016.

3 Amadou Hampâté Bâ est un écrivain et ethnologue malien, défenseur de la tradition orale, https://fr.wikipedia.org/wiki/Amadou_Hamp%C3%A2t%C3%A9_B%C3%A2

4 Gunter Pauli est diplômé en économie de l’Université Loyola ( celle de Anvers ), en Belgique et titulaire d’un MBA de l’Insead (Fontainebleau).

5(GdC, 2012),(Bizenga, 2011)

6 Né à Angers (France) en 1529 ; Mort à Laon (France) en 1596. Né aux alentours de 1529 à Angers, Jean Bodin est un économiste, philosophe et théoricien politique français de l'époque de la Renaissance.

7 https://talent2africa.com/la-diaspora-60-milliards-par-an-vers-lafrique-a-quelles-fins/